Rêve des écrivains

Je suis à la terrasse d’un café, dans un endroit étroit et ancien. De l’autre côté de la table se trouve Milan Kundera, très vieux, qui porte lunettes noires, barbe ; il est très bien habillé et possède une canne. Il me dit qu’il vient tout juste de finir son manuscrit et qu’il va en faire les premières copies. Comme je suis là, il me propose d’en être le tout premier lecteur. Je prends le paquet de feuilles, et je pars dans les ruelles.

La ville ressemble à Venise, toute en ruelles, arches, passages. Tout est assez lent. Je rencontre Umberto Eco, qui est accoutré de la même façon que Kundera. Il n’a pas de chapeau. Il me dit que lui aussi vient de finir son manuscrit, et me propose de le traduire. J’en suis émerveillé, jusqu’à ce que je comprenne que le texte est en italien. Déçu, je lui propose de venir avec moi rencontrer Kundera. Nous marchons dans les mêmes rues et nous revenons à la terrasse du café. Kundera et Eco sont un peu gênés ; je ne sais pas s’ils se sont déjà rencontrés.