Il faut faire des plans pour l’ordinaire départ

Je veux entrer à la nuit tout entier debout, avec un rien de bravache et de fugace, un rien d’effronté sur la bouche, un mauvais mot une injure
Pas couché pas gémi
Tu me lis ne me laisse pas être gémi
Aide-moi à me dresser tout contre la nuit la marée nocturne
Mets ta main au creux de mon dos presse
Presse fort jusqu’à tordre quelque chose dedans
Fais-moi sentir la douleur de ce que je laisse
Tu me lis frappe ma colonne frappe cogne bleuis
Fais-moi du regret de partir
Avec l’amère peau tannée cuite par tes poings
Tabasse le corps qui flanche sans cesse
Je veux bomber au moins l’instant de torse et l’inspirer toute grande sur mes chicots mes gencives saignantes mes absences de couronnes
Avec un coup encore rappelle les factures les sucrettes les cuillères
Rappelle les baguettes le beurre les trains de nuit
Roue-moi de tout ce que tu sais
Tranche même plante tes ongles noirs tes ongles terreux de la terre que tu voudras me jeter dessus
Dresse-moi comme carte comme plan sois bataille
Ne me laisse pas partir moins qu’erecté